Hier, je suis arrivé à Avignon, ou en Avignon, selon que vous êtes partisan des à ou des en, pour quelques jours à l’occasion du plus célèbre festival francophone de théâtre au monde. Pour une fois les superlatifs collent à la réalité.
Hier soir, un jardin. Des amis. Gregory, Jean-Marc, Damien… et les autres. Des instants de vie volés à Claude Sautet. Le cœur des hommes et celui des femmes à l’ombre de grands arbres, dans la fraîcheur si précieuse des soirées d’été. Sur la table, des huîtres, petite folie anachronique rapportée tout droit de Bretagne par l’un des couples d’amis.
Des discussions qui s’enchaînent, légères d’abord, puis plus profondes, plus intimes, plus nécessaires. L’alcool désinhibe aussi le besoin de dire les choses aux gens qu’on aime. Qu’on aime vraiment…
Aujourd’hui, la Coupe du Monde de football et la canicule occupent la une des journaux autant que les conversations de bistrot. Deux sujets dans l’air du temps qui me ramènent plus encore qu’habituellement à l’un de mes plus fidèles compagnons de conversation, Albert Camus. De conversation littéraire certes mais tout de même quelle chance inouïe d’avoir un jour croisé le chemin, un livre, de ce penseur passionné de vérité, de nuance… et tout autant que de football et de soleil…
J’ai rencontré hier le DRH d’une ETI de 200 personnes. Il m’a dit : « On a essayé la culture d’entreprise. Ça n’a rien changé. » Il avait raison. Et il avait tort. La différence entre les deux tient en un mot : intention.